dimanche 4 février 2007

ENTRE LAGOS (CHILIE)






Nous sommes arrivés le samedi 27 janvier à l'aéroport Puerto Mont en provenance de Punta Arenas. Le lendemain nous avons fait une excursion pour visiter la région de Puerto Varas sise sur le lac Llanquihue. Après avoir visité cette belle petite ville balnéaire à influence fortement germanique (population et architecture) notre visite se poursuivit vers la laguna Verde et sur le lac Todos à bord de petites barques où nous avons pu observer la nature et surtout le volcan Osorno qui est très majestueux. Nous avons vu clairement sa cheminée toute blanche. Ce volcan a fait éruption dans les années cinquante. Nous espérons qu'il soit tranquille durant notre séjour. Comme les endroits à visiter sont nombreux et à plusieurs kilomètres éloignés les uns des autres, nous avons choisi de se louer une voiture pour une semaine, ce qui nous donna plus de flexibilité dans nos horaires. Première destination en voiture a été
l'île de Chiloe. C'est la deuxième plus grande île après la Terre de Feu.
Là y vivent des insulaires qui n'ont pas évolué ( technologiquement et socialement) au même rythme que les continentaux. Nous n'avons pas été dépaysés puisque les paysages, les forêts, les cultures et les élevages ressemblent beaucoup a ceux de chez-nous. Il en est ainsi pour les petits ports de pêcheurs. Toutefois le bémol, est que ces insulaires vivent comme nous vivions dans les années cinquante. Après deux jours de voyage sur des chemins souvent en gravier, nous sommes revenus sur le continent pour visiter la région d'Osorno. C'est une belle petite ville, que notre ami Juan a dû quitter en 1976 pour des raisons politiques. Un peu plus loin dans le parc national, nous nous sommes payés la traite en séjournant 2 jours à l'hôtel Thermas Puyehue où nous avons rechargé nos batteries avec les nombreux bains thermaux dans ces eaux bienfaisantes. Toujours dans la région nous avons visité Valdivia. Cette ville depuis son origine a été presque totalement détruite trois fois soit par 2 tremblements de terre et d'une incendie de forêt.
C'est une ville d'environ 110,000 habitants située sur le fleuve à 27 kilomètres du Pacifique. Là il y a beaucoup d'histoire, puisque c'est à cet endroit que les espagnols y fondèrent leur colonie au Chili. Pas sans difficulté, puisque les Mapouches livrèrent plusieurs batailles contre les conquistadores. Nous avons eu la chance de visiter les petites villes de Niebla et Corral, situées dans la Baie de Corral qui se jette dans l'océan Pacifique. Grâce à notre auto nous avons pu atteindre de petits villages reculés à forte majorité Mapouche. Si les conquistadores ont tout enlevé aux Mapouches, à voir dans quel état ils vivent et dans quel état sont leurs propriétés, je ne crois pas que les chiliens ont corrigé la situation. Au contraire je crois qu'ils ont surpassé le maître en la matière tout comme les argentins.
Par contre la côte chilienne à cette endroit ressemble beaucoup à la côte californienne entre Santa Cruz et Los Angeles, sauf qu'ici ce sont des routes en corniches non asphaltées et de petites bourgades qui y vivent contrairement aux USA où ce sont des parcs d'états ou nationaux sans habitation humaine.
Le 5 février, nous nous envolerons de Puerto Mont vers Santiago.

samedi 27 janvier 2007

PUNTA ARENAS LA CHILIENNE 25/01/2007



Après avoir traversé des plaines désertiques et aperçu de nombreux troupeaux de moutons, élevage principal de la région, des lamas, des autruches et chevaux nous sommes enfin, après 11h00 d'autobus, arrivés dans cette ville de 117,000 habitants, sise sur le Canal de Magellan. Quelle ne fût pas notre surprise, d'entrer dans une ville aussi belle avec de beaux édifices publiques, de coquettes petites maisons très bien entretenues, toutes en couleur, et des rues asphaltées ou en ciment. On sent que cette ville a un plan d'urbanisme structuré et qu'elle veut conserver ses trésors du passé. De beaux musées, palais, églises et une cathédrale ont pignon sur rue. Pour trouver une réponse à la présence de tant de beauté, il faut remonter à son histoire. Il y a 12,000 ans vivaient des aborigènes qui comme en Argentine sont tous disparus et pour les mêmes raisons. Le navigateur portugais Magellan, à qui on donna son nom au détroit, a découvert ce dernier en 1520. Au début la ville était une base militaire et on y vivait de la pêche, de l'agriculture et de l'opération forestière. Plus tard, tout comme à Ushuaia, pour affirmer son autorité territoriale on ouvrit une prison. C'est de 1875-1885 qu'elle prit son essor, alors que le gouvernement de Manuel Mont voulant un meilleur sort pour cette dernière décida
d'instaurer une immigration intensive. Des immigrants espagnols et croates vinrent coloniser cette région et Punta Arenas devint par la suite la capitale de la Pentagonie, la Terre de Feu et de l'Antartique chilienne. Le gouverneur Diego Duble Almeyda acheta 300 moutons des Iles Malouines et ainsi commença l'élevage intensif du mouton ce qui fit la fortune de 4 grandes familles de la région. Avec l'industrie connexe, son détroit et son climat favorable, le tout contribua à sa prospérité. Sa température est clémente, 2 degré celcius en hiver et 11 degré en été et jusqu'à 18 heures d'ensoleillement en été et ses pluies abondantes font la fertilité de ses sols.
En 1914 avec l'ouverture du Canal de Panama, l'économie locale en pris pour son rhume. Par contre avec la découverte du pétrole dans la région en 1950, le tout redevient à la normale. Son port sert de halte aux bateaux de touristes navigant dans le détroit qui relie le Pacifique à l'Atlantique. Charles Darwin séjourna 5 ans dans la région pour documenter sa théorie de l'évolution des espèces. Antérieurement cette ville s'appelait Sandy Point, ce qui veut dire Pointe Sablonneuse en français et Punta Arenas en espagnol.

vendredi 26 janvier 2007

CADEAU GREC DU CANADA A L' ARGENTINE


Les argentins sont aux prises avec un problème de prolifération de sa population de castors. En 1947, le Canada, à la demande des colonels d'alors qui voulaient tirer avantage du commerce des fourrures, donna 25 couples de castors. Aujourd'hui ils sont plus de 200,000, car ici, ils n'ont pas de prédateurs en Terre de Feu. Comme les hivers australs sont moins rigoureux qu'au Canada, la qualité des peaux est moindre et on en obtient un prix plus bas. Ces ingénieurs de barrages ont inondé des régions entières nuisant considérablement à l'activité principale de cette région qui est l'élevage de moutons. Pour contrôler cette population, les autorités argentaines pensent avoir trouvé une solution.
Ils veulent développer un met culinaire local qu'ils offriront aux touristes, de plus en plus nombreux en Terre de Feu.
Si cela ne fonctionne pas, je gage qu'ils finiront comme les lapins auxquels on injecta un virus pour contrôler le cheptel. Ces lapins mangeaient la nourriture des moutons. Pour s'en débarrasser, on introduit des renards et ces derniers au lieu de manger les lapins mangèrent les moutons.

USHUAIA LA MODERNE

Ushuaia la moderne a été officiellement fondée en 1884. Nous avons été surpris par sa végétation, quoique peu variée, très belle. Beaucoup de feuillus qui rougissent à l'automne austral et la neige recouvre de son manteau le territoire l'hiver. Nous avons aperçu le Cerro del Castor, un centre de ski avec d'excellentes dénivellations où les skieurs d'élites de l'hémisphère nord viennent s'entraîner l'été. Dans les années 1970 le gouvernement fédéral argentin désigna cette ville zone franche (aucun impôt) dans le but de favoriser son développement économique. Plusieurs grandes compagnies internationales vinrent s'y établir pour profiter de cette manne. La construction résidentielle s'y est développée de façon désordonnée et il n'est pas rare aujourd'hui que des maisons soient construites sur des terres n'appartenant pas au propriétaire. C'est pour cette raison que ces dernières reposent sur des fondations en billots de bois pour les démenager au besoin. Au cours de notre première journée, nous avons fait une excursion dans le parc nationale, pris le train du bout du monde et finalement navigué 5h30 sur le Canal Beagle pour observer les paysages, les oiseaux, les lions de mer et les pingouins. La deuxième journée, nous avons fait une expédition en 4X4 Land Rover pour visiter l'Estencia Haberton. Ce coin de pays n'est pas donné et tout y est plus cher, mais nous pouvons dire que nous avons été dans l'extrême sud de l'Argentine dans une cabane à Ushuaia et non dans notre cabane au Canada. Le 25 janvier, Caroline s'envola vers Montréal et nous sommes partis pour Punta Arenas au Chili en autobus. ( 11h de trajet)

USHUAIA LA FINE DEL MONDO 21/01/2007





Il ne faut pas traduire fine del mondo par fin du monde, mais plutôt par bout du monde, c est beaucoup plus agréable à vivre. Cette petite ville de 65,000 habitants fondée en 1884 fait partie de la province Tierre del Fuego (Terre de Feu). La Terre de Feu est une île située entre le canal de Magellan au nord et du continent Antarctiques au sud et est séparée en deux parties entre le Chili et l'Argentine.
C'est aussi la rencontre entre les océans Atlantique et Pacifique et le Cap Horn est à 140km d'Ushuaia. La route Trans America de 17,818km de long, entre l'Alaska et la Terre de Feu se termine dans le Parque Nationales del Tierra del Fuego. Cette région autrefois habitée par les indiens Yamanas qui étaient des pêcheurs de moules, de lions de mer et de baleines. Ces derniers vivaient nues et pour se protéger du froid s'enduisaient d'huile de lion de mer. Le nom de Terre de feu a été donné par les navigateurs qui apercevaient au large des côtes de la fumée. C'était les indiens qui allumaient des feux pour se réchauffer. Seulement une pure descendante de cette tribu vit encore en Terre de Feu du côté chilien à Port William. Cette population a été décimée par les assassinats, la maladie apportée par les européens et l'abus
d'alcool. Le pasteur Thomas Bridges orphelin anglais né aux Malouines et élevé par les missionnaires anglicans, y fonda une mission dans le but de convertir les aborigènes en 1847. Plus tard, l'Argentine offrit au pasteur d'échanger ses terres contre un emplacement de son choix. Les argentins ne voyaient pas d'un bon oeil la présence d'anglais dans la région. Sous les conseils des Yamanas, le pasteur choisit un endroit à l'abri des vents, riche en poissons et en forêts. Aujourd'hui, on y retrouve toujours l'Astencia Haberton, classée monument national et ouverte au public. Les descendants du pasteur y vivent toujours. Par la suite, pour établir sa souveraineté, l'Argentine, ouvrit une prison en 1920 pour la fermer en 1947 à cause d'insalubrité et de surpopulation. Cet endroit était idéal contre les évasions et les prisonniers bûchaient des arbres très nombreux dans ce bout du monde et aidaient au développement de la région. De nombreuses personnalités politiques et artistiques y furent incarcérées. Une des plus célèbres est sans doute Carlos Gardel compositeur de chansons et musiques de tango.

lundi 22 janvier 2007

GLACIER UPSALA 21/01/2007



Partis à 7h45 le matin et retour à 21 heures le soir. Après un trajet d'une heure 30 en autobus, nous avons pris un gros catamaran d'une capacité de 200 passagers au port de PUERTO BANDERA. Cette fois destination GLACIAR UPSALA le plus gros glacier
d'Argentine. Après 2 heures de navigation sur le LAGO ARGENTINO, le plus grand lac de l'Argentine et le 3 ième de l'Amérique du Sud, et avoir aperçu de magnifiques paysages montagneux et de nombreux glaciers de formes, couleurs et grosseurs différentes nous avons pris le BRAZO NORTE (bras nord) du lac pour observer de près, à bord du bateau, les glaciers suivants:
UPSALA (le plus gros)
SPEGAZZINI (le plus haut)
SECO (le plus petit).
Par la suite nous avons fait une visite guidée du parc nationale jusqu'au lac ONELLI. Qu'elle ne fût pas notre surprise de constater que des vaches sauvages y vivaient. Nous en avons aperçu d'ailleurs.
Les icebergs sont des morceaux de très grands à petits qui se détachent et tombent dans le lac. 85% est sous l'eau et 15% au dessus du niveau de l'eau. Tout comme le PERITO MORENO, cette excursion est à faire quoique très longue.

EXCURSION PERITO MORENO 20/01/2007

Partis à 7h30 le matin, nous sommes revenus à 18h00 le soir. Après un trajet d'une heure en bus, nous avons pris le bateau. Ce glacier est le plus spectaculaire des glaciers andins et le plus facile d'accès. Ses dimensions font 5 km de large par 15km de long et sa hauteur est de 60 mètres au dessus du niveau de l'eau. Il est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO. C'est un des glaciers les plus vivants du monde. Il récupère en glace dans ses hauteurs ce qu'il perd par le bas. En s'approchant du glacier, nous apercevons des icebergs flottants sur le lac qui se sont détachés du glacier dans un bruit plus ou moins fort selon leur taille. Après avoir observé le PERITO MORENO de près en bateau, le clou de la journée a été la promenade sur ce dernier. Contrairement à ce que nous aurions cru, c'est un trekking de 2.5 heures avec crampons aux pieds et 2 guides sur des sentiers non balisés. Nous y avons observé des crevasses et la configuration du glacier en surface. Le tout s'est terminé par un verre de Scotch avec des glaçons provenant du glacier.